Mardi 12 septembre 2006
La jeune femme sur la photo s'appelle Lisa Ling, elle est journaliste. Elle s'est rendue, au péril de sa vie, à l'un des plus dangereux coin du monde, surtout pour les femmes: la république démocratique du Congo et plus précisemment un village nommé Bukavu.Pauvreté et misère sont le pain quotidien des habitants de Bukavu, mais ceci n'est rien comparé au vrai danger qui les guette: les rebelles qui vivent dans une forêt située près du village.
Essayez de vous imaginer dans votre maison, avec vos proches, quand soudain des hommes s'introduisent de force chez vous et violent votre mère ou votre soeur devant vos yeux. Ni vous, ni votre père ni personne ne peut s'opposer à ces êtres cruels. Vous restez là à regarder les êtres que vous aimez le plus souffrir....... ces faits ne sont ni la source de mon imagination, ni le scénario d'un film. C'est le train de vie des familles de Bukavu.
Chaque jour les femmes sont violées, martyrisées devant leurs familles. Certaines sont même kidnappées et elles ne reverront leur famille que des semaines après, quand les monstres auront assouvis leur désir malsain. On pourrait penser que ces femmes ont enduré la pire des souffrances, mais le pire ne fait que commencer. La majorité de ces femmes sont abandonnées par leurs maris après leur viol. Au lieu de culpabiliser pour ne pas avoir pu les sauver, ces hommes n'ont rien trouvé de mieux à faire que de les abandonner de peur- disent-ils- que leur femme leur transmette des maladies. Leur peur est peut être justifiée, mais cette peur ne les dispense pas du devoir de soutenir ces femmes et leur apporter le soutien moral dont elles ont besoin.
Les femmes de Bukavu ne sont qu'un exemple parmis d'autres pour nous rappeler que le monde dans lequel nous vivons est peuplé de monstres et aussi que le combat pour l'émancipation des femmes est loin d'être terminé.

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